| "Presque
tous les créateurs de tours de magie ne peuvent en vivre.
Je le savais au départ, mais j'ai voulu
être l'exception",
disait Guy Camirand président
de l'Académie de Magie Camirand, Longueuil, Canada, une
ville charmante de la grande région de Montréal.
Assis
à une table d'un restaurant local, Camirand habillement exécute
des tours de magie tout en parlant utilisant cuiller à thé,
billet de banque, monnaies et même des poussières —
dans un flot constant d'illusion et déception magique qui
ne manque pas d'attirer l'attention des clients des autres tables.
"La magie, c'est pas ce que vous faites mais ce que les gens
pensent que vous faites", il explique avec son accent Français
du Canada, au moment ou une bague en or apparaît sur un doigt,
ensuite un autre, et finalement disparaît.
Sauf
pour une dizaine d'année s'étalant durant les
années
d'études universitaires, un emploi et ses études
de maîtrise ou il abandonna la magie complètement,
Camirand fut un passionné de la prestidigitation depuis
l'âge
de 10 ans "J'étais tellement timide enfant que les
sœurs
enseignantes de notre école devaient pratiquement me forcer
à jouer avec les autres enfants" raconte Camirand.
Mais un jour j'ai retrouvé un jeux de magicien que ma grand-mère
m'avait donné, et soudainement quelques choses de magiques
s'est produit. "J'ai lu les instructions et pratiqués
les tours. Rapidement, il y avait un attroupement d'enfants
autour de moi. Ça m'a donné beaucoup de confiance" dit-il.
"Plus j'apprenais de tous, meilleur je devenais."
Dès l'âge de quinze ans, Camirand avait étendu
son répertoire pour inclure l'hypnose et une lévitation.
Avec un groupe d'amis, il organise un spectacle de magie itinérant
— La Troupe de Revue du Triangle"— qui se produisait
durant l'été dans les écoles et les sous-sols
d'églises dans la province de Québec. Mais quand ce
fut le temps de fréquenter l'université, Camirand
affirme qu’il a reçu un message clair de sa famille
que magicien n'était pas un parcours de carrière acceptable.
"Mon père a bien réussi en tant que manufacturier
de chemises pour travailleurs", Camirand raconte, "Il
avait des attentes que je me dirige vers les affaires".
Camirand passe les prochaines années dans la seule poursuite
de cet objectif, graduant en génie électrique de l'Université
Laval et obtenant un MBA de l’université Harvard. Ensuite
il débute une carrière fructueuse comme conseiller
en gestion spécialisant dans le redressement d'entreprise.
Mais en 1975 il commence à assister aux congrès de
magiciens aux États-Unis ce qui ressuscita sa passion pour
l'art de la magie.
"Vers 1979, j'était fortement envoûté par
la magie comme passe-temps. Une nuit, ou en compagnie de Gary
Ouellet (un ami, avocat et magicien bien connu des magiciens),
je conçois
un nouveau concept de livre pour enseigner la prestidigitation,"
raconte Camirand. Créant et incorporant l'Académie
de Magie Camirand, Camirand et Ouellet écrivent et vendent leurs
livres, qui non seulement présentaient des explications
détaillées
des tours mais aussi traitait de la psychologie et de l'histoire
qui s'y rapportent.
Ces livres uniques, ainsi que les tours, que le duo créent
ou améliorent, se vendent bien et le commerce grandit. Il
y a trois ans, Camirand quitte sa carrière de conseiller
pour se consacrer uniquement à son entreprise, qui a une
liste de quelque 2,500 clients réguliers, qui achètent
livres, tours de magie, et vidéos de son catalogue. Il vend
à des marchants choisies au Canada, aux États-Unis
et dans plusieurs autres pays. L'an dernier les ventes atteignaient
150 000 dollars.
Quoique
ces ventes ne sont pas impressionnantes par rapport à ceux
des Fortune 500, le succès de Camirand n'est pas une illusion,
"Je n'ai jamais eu autant de plaisir dans la vie," il
observe avec un large sourire. "Je ne crois pas que je vais
prendre une retraite comme magicien. Parce que c'est ce que je suis."." |